Thierry VoisinLa filière cuir comprenait, en 2007, 239 entreprises employant 26 000 salariés et réalisant 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires (source SESSI).

La collecte des cuirs est assurée essentiellement en France par des abattoirs ou des entreprises de commerce en gros de cuirs et peaux brutes qui s'approvisionnent auprès des abattoirs, puis distribuent aux industries de transformation les peaux nécessaires à leur activité. La transformation des peaux est effectuée par les tanneries et les mégisseries. Les tanneurs transforment les peaux de grands animaux comme les équidés et les bovins. Les mégissiers traitent les cuirs de plus petits animaux tels les ovins et les caprins, voire des peaux d’animaux plus rares comme les crocodiles, les autruches et les reptiles. Ce sont en général de petites unités.
Les industries de la chaussure et de la maroquinerie réalisent l’essentiel du chiffre d'affaires de l’aval de la filière, sans oublier l’ameublement, l’industrie du vêtement, la ganterie et les secteurs automobiles, motos et cycles…
Pour conforter l’avenir de cette filière riche en savoir-faire mais qui se trouve confrontée à des enjeux importants, une mission a été confiée par le Ministre en charge de l’Industrie en juin 2008 au CGEFI et à Clarisse Perotti-Reille, Haut Fonctionnaire, afin de dresser un diagnostic de la filière, d’en déterminer les principaux enjeux stratégiques dans les années à venir, et de proposer des pistes d’action.
Le colloque "quelles dynamiques pour la Filière Cuir ?", organisé par la DGCIS et avec le partenariat de toute l'interprofession de la filière cuir s'est tenu le 3 décembre 2009. Il a permis de faire une relecture des rapports ministériels réalisés sur la filière cuir :
Ces rapports sont également en ligne sur le site du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi.